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INVENTAIRE De l’église Saint Laurent

Monument côté gauche

Ce monument fut érigé en 1869, en souvenir de Kath. Kehletter.
La plus grande prudence était de rigueur sur le chantier : les charges étaient lourdes et les planches des échafaudages étaient étroites. Malgré les avertissements du contremaître, deux jeunes filles s’amusaient  ensemble.  Et l’accident se produisit : les deux tombèrent de l’échafaudage. Une s’en tira avec une jambe cassée, l’autre fut tuée sur le coup, victime d’une fracture du crâne. Toute la population en fut ébranlée et le dimanche suivant le village entier assista aux funérailles. En souvenir de ce grand malheur, un monument commémoratif fut érigé devant l’église : on y a gravé l’inscription suivante :
« Ce monument est dédié à la vierge des 7 douleurs, en souvenir de Kath. Kelhetter, décédée accidentellement lors de la construction de l’église. Il a été érigé par ses parents et ses frères et sœurs affligés, en l’an de grâce 1869. Que Dieu lui accorde le repos éternel. »

Monument côté droit

Ce monument a été érigé par les jeunes de la paroisse en 1871,  et les phrases suivantes sont gravées dans la pierre :

EGO SUM RESSURRECTIO  (1)
ET VITA
QUI CREDIT IN ME
ETLAM SI MORTUUS FUERIT
VIVET
ET OMNIS QUI VIVIT
ET CREDIT IN ME
NON MORIETUR
ICH BIN DIE  (1)
UND DIE LEBEN
WER AN MICH GLAUBT, WIRD LEBEN
WENN ER AUCH GESTORBEN IST
UND JEDER
DER DAS LEBT UND IN MICH GLAUBT
DER WIRD AUF EWIG
NICHT STERBEN
IN AERTERNUM
JOAN XI

AUFGERICHTET VON DEN JUNGEN DIESER GEMEINDE  (2)
IM JAHRE DES HEILS 1871
En ce lieu, sont enterrés les curés décédés lors de leur ministère au sein de la paroisse de Holtzheim :
Jean-Michel Friederich en 1877,  Albert Zadler en 1840 ,  Mario Lévy  en 1990 .
Sur la tombe on peut lire les inscriptions suivantes
       
ALBERT ZADLER, CURE
1898               1940
HIER RUHET  IN  GOTT  (3)
JOHANNES  MICHAEL
FRIEDERICH  PFARRER
IN HOLTZHEIM  WAHREND
37 JAHREN  GESTORBEN AM
10 HORNUNG 1877
IN ALTER VON   77 JAHR
R.                                       I.P.
HERRICHTTET DURCH SEINE
DANKBAREN PFARRKINDER
      CURE MARIO LEVY
1985       1990
(1) je suis la résurrection et la vie, Qui croit  en Moi vivra même quand il sera mort et chacun qui vit et croit en Moi ne mourra pas; pour  l’éternit  Jean XI
(2)  érigé par les jeunes de la paroisse en l’année 1871
(3) ici repose en Dieu, Jean-Michel Friederich, curé à Holtzheim pendant 37 ans, mort le 10 février 1877, à l’âge de 77 ans. Repose en  paix -  Erigé par ses paroissiens reconnaissants

La grotte de Lourdes


Suite à un vœu fait par la paroisse à la fête de la Sainte Trinité 1940, selon lequel une grotte de Lourdes devrait être érigée en signe de reconnaissance pour la préservation des terreurs de la grande guerre et de la misère d’une évacuation, la fabrique du culte a construit cette grotte qui a été inaugurée à la pentecôte 1948, le 17 mai.
Elle fut installée par l’entreprise Paul Brechbiehl, jardinier-paysagiste à Dorlisheim, qui a utilisé 48 m 3 de pierre en grès de la forêt de Bischofsheim et 20 arbustes d’ornement.
La statue de Sainte Bernadette à genoux et cierge à la main, faite en terre cuite décorée, d’une hauteur de 85 cm, a été achetée au prix de 18 870 francs de l’époque auprès de la société « l’alliance catholique » de Reims.
Le coût total s’éleva à 158 195 francs. Cette somme a été récoltée par Mr le curé Rohmer, grâce à des dons de paroissiens.

Monument aux morts

En souvenir de ses 36 fils tombés pendant la guerre de 1914-1918, la commune fit ériger devant l’église un obélisque en marbre gris orné d’une tête de Christ. Son prix de 2 757 francs fut couvert par une quête effectuée auprès de la population.
Il fut déplacé vers le parc du Général de Gaulle le 03 novembre 1 999 lors de la restauration des façades et la création d’un nouveau parvis permettant d’accéder à l’église sans marche.

Saint Laurent

Cette statue a été offerte par Phil. Heyd et (illisible) Velten

Au dessus du porche, on peut lire l’inscription suivante :
HIC DOMUS DEI EST ET PORTA COELI  1868
(Les donateurs ne pouvaient avoir d’enfant et après ce don de la statue de St laurent ils eurent 13 enfants!)

L'horloge

En 1863, la deuxième église est équipée d’un système d’horlogerie Ungerer qui sera transféré dans l’église actuelle en 1868.

En 1975,  le conseil municipal décide de remplacer l’horloge actuelle par une horloge électrique, et charge M André Heimlich à Strasbourg-Robertsau de ce dossier pour un devis de 12 372,70 francs.

Les cloches


Extrait du journal « Volksfreunde » du 20 octobre 1862: 1er baptême des cloches
 
Un des derniers jours de la semaine de la Fête-Dieu, une des deux cloches a éclaté. La fonte de celle-ci était donc nécessaire.
Lors de la récolte des impôts, on parlait déjà d’en faire une 3ème. Mais il ne fut plus question d’en fa         ire une, mais deux.
En deux jours, le souscripteur versa plus de 2000 francs.
Le 24 août 1862, lorsque les 2 cloches arrivèrent, la joie éclata. On lança plus d’invitations que pour la fête patronale.
A13 h, on choisit 6 couples, ce furent les parrains. Dans l’Eglise ornée pour l’occasion, le coré Oehl  tint un riche sermon, et le « canonicus » Biot fit la bénédiction. Puis vinrent les Vêpres ;
Le souscripteur cacha le fait que les parrains avaient fait cadeau de 3 nappes blanches en provenance de Lyon. Celles ci devaient servir à attacher les cloches et coûtaient la modique somme de 300 francs. Elles seront utilisées pour recouvrir l’autel de l’Eglise.
A la fin du repas, où les 6 parrains avaient réunis les personnes en vue de la commune ainsi que les membres du conseil,  le plus vieux des parrains (un ancien maire de la commune) déposa une couronne de roses blanches sur la « Haupt » du curé Friederich. Il remercia Dieu par un discours simple et sincère pour avoir pourvu la communauté d’un si bon et si intelligent curé, pendant 25 ans et lui souhaita de tenir encore longtemps. La mère du curé, âgée de 87 ans, félicita son fils et pleura de joie. Soudain on entendit  des chants, c’était l’instituteur qui, accompagnée de la Chorale, entamait toute une série de chants dans la pièce adjacente.
 
Extrait du « Hausfreund » du 6 décembre 1862:
 
D’après le calcul de Mr Edel, fondeur de cloches à Strasbourg, la nouvelle cloche devrait coûter 2140 francs. Le curé fut donc étonné car le montant des sommes récoltées était de 3000 francs. Il se vit dans l’obligation de faire fondre la cloche fendue pour le bien être des paroissiens. A la demande du curé, le conseil municipal prit en charge la fonte de la cloche, et décida d’ajouter plus de poids à celle ci et de faire une nouvelle cloche de 4,5 « zentner » pour que Holtzheim possède 4 cloches.
 
Le 5 juin 1898: sous la houlette du curé Bernecker, il y eût un autre baptême de cloche (fondue par Causard de Colmar), celle qui sonnerait l’angélus, la petite des enfants, des innocents.
   
Pendant la guerre de 1914-1918: les 2 plus grosses cloches furent descendues et aucun article de presse  ne relata ce fait,  on ne connaît donc pas la date réelle de cet acte.  Après la guerre, la petite cloche fut vendue à un fondeur pour 1 455 francs. (Voir photo dans notre rubrique Mémoire collective ; Evénements marquants)
Les  trois nouvelles et actuelles cloches furent baptisées par le curé Zilliox le 5 octobre 1919. Sur les trois on peut lire :
Michel Zilliox, curé. Charles Ehret, maire. Louis Schalck, adjoint.
Fusa in officina F8A Causard Colmariae argentine 1919
    
La grande cloche: Laurent
 
Elle pèse 950 kg et donne le mi.
Parrains et marraines : Louis Heitz et Marie Anne Ehret née Fritsch / Laurent Kientz et Anna Fritsch née Kohl
VOX DOMINI IN VIRTUTE  VOX DOMINI IN MAGNIFICENTIA PS 26 V 4
   
La moyenne cloche : Marie Immaculée
    
Elle pèse 650 kg et donne le fa dièse.
Parrains et marraines : Antoine Imbs et Marie Fritsch née Heitz / Charles Fritsch et Joséphine Bottemer née Ott
TOTA PULCHRA ES MARIA ET MACULA ORIGINALIS NON ES IN TE CANT IV 7
   
La petite cloche : Aloyse
    
Elle pèse 464 kg et donne le sol dièse.
Parrains et marraines : Florentine Hubscher et Joseph Deschler / Antoine Clauss et Thérèse Schalck
LAUDATE EUM IN TYMPANO LAUDATE EUM IN CYMBALIS BENE SONNANTIBUS
    
Pendant la seconde guerre mondiale: les cloches sont une nouvelle fois descendues du clocher.
Le 26 juin 1944, la grande et la moyenne cloche quittent Holtzheim.
Le 21 décembre 1944, après avoir été cachées pendant tout ce temps dans un wagon de scories à la gare de Kronenbourg, les frères Fritsch Louis et Vincent ont ramenés les 2 grandes cloches à Holtzheim à la grande joie de la population.
Après 6 mois de silence, les cloches ont de nouveau retentit à Noël 1944.
   
En 1933: C’est la maison Voegele de Cronenbourg qui électrifie les cloches. L’automatisme qui fait sonner l’angélus a coûté 11 500 francs, et fut réglé par  une quête organisée par le curé Zadler.
   
En 2004: Installation d’un nouveau système de programmation

La croix et le tympan

Ces œuvres ont été réalisées par  un sculpteur de Holtzheim, Mr Dangel, ancien élève de l’école des Arts décoratifs de Strasbourg, avec le bois des bancs qui ont été supprimés pour permettre la création du sas d’entrée.

L’ensemble a été monté par des menuisiers du village.
Elles furent bénies à  Pâques, le 15 avril 2001, par Monseigneur Doré.
     
Le Christ ressuscité est au centre du tympan. A la fois : Celui qui s’est fait homme, qui est mort sur la croix (voir la croix stylisée dans l’auréole) ; le ressuscité du matin de Pâques (le même que Celui mort en croix par le symbole des plaies) ; celui qui s’élève de terre pour s’asseoir à la droite du Père (ascension) ; celui qui reviendra dans la gloire des temps.
« Le Christ est le même hier, aujourd’hui à jamais » selon l’expression de l’épître aux Hébreux au 

chapitre treizième, verset huitième (He 13,8).
C’était sous cette formule que Jean-Paul II avait placé le jubilé de l’an 2000.
Le Christ ressuscité est entouré des quatre vivants.  « Selon la tradition qui remonte à Saint Irénée au 2ème siècle, quatre figures symbolisent les quatre évangélistes. On les appelle les quatre vivants, évoqués dans l’Apocalypse (Ap  4,6-8).
Le symbolisme des quatre vivants nous révèle qui est Jésus.
L’homme figure Mathieu, le fils de Dieu fait Homme.
Le taureau représente Luc, Jésus est mort comme le taureau que l’on offrait en sacrifice au Temple.
Le lion représente Marc, Jésus est ressuscité tel le lion qui, à cause de sa force, évoque la victoire sur la mort.
L’aigle figure Jean, Jésus est monté aux cieux.

Vitraux des portes latérales
L'orgue

Le grand buffet de cet orgue est celui de l’instrument que posa Nicolas BOULAY  en 1757 à Erstein. Boulay était un élève de WALTRIN, et s’était établi à Herrlisheim (près de Wintzenheim).

      
C’est le seul buffet de Boulay conservé en Alsace et les spécialistes le trouvent  « vraiment très beau, avec ses sculptures de style Rocaille et son équilibre parfait ». Le  buffet porte encore les armoiries d’Erstein (le blason des comtes de WERD). Après la mort de Boulay, l’orgue ne donnait plus satisfaction. On le fit expertiser par le facteur d’orgue Jean André SILBERMANN qui le trouva lamentable (à part le buffet).
Silbermann refusa de reprendre cet orgue, même pour en placer un neuf à Erstein.
En 1765, l’instrument perdit ses Anches. Sébastien KRÄMER fit des réparations (pédalier, soufflerie) en 1777.
Le 03 mars 1805, l’orgue est acheté pour 900 francs/or  à la paroisse Saint Martin d’Erstein., et est remis en état par Sébastien Krämer.

L’orgue ne possédait qu’un buffet, et il était placé à fleur de tribune, avec la console à l’arrière. L’opération ayant visiblement été faite « à l’économie », en 1839, il était totalement usé.
En 1840, Georges WEGMANN reconstruisit les sommiers. La plupart des jeux ont été renouvelés à cette occasion. Après cela l’entretien échu à WETZEL, qui intervient en 1854 (« le jeu d’orgue de l’église est dans un complet état de dégradation »), 1861 (soufflets).

En 1868, il est Transféré dans l’église actuelle ainsi que l’horloge Ungerer (1863) et les cloches.
En 1886, réparations de la mécanique et du buffet suite à des dégâts dus à la foudre, survenus le 03/08/1884.
En 1927, KRIESS, de Molsheim, y fit encore des travaux. Il ajouta, dit-on, les inévitables Voix Célestes au Grand Orgue et violoncelle de Pédale.
          
En 1957, l’ensemble étant fort vermoulu, Pierre Lehn, de Rosheim, construisit un nouvel orgue à traction électrique. C’était un assemblage hétéroclite d’éléments de récupération : sommiers à cônes de ROETHINGER, jeux Wegmann, Nasard acheté chez Roethinger et un basson de chez BOIS de Colmar. Quant à la console, elle venait de l’orgue Joseph RINCKENBACH, 1932, du cinéma « Palace »de Mulhouse.
Lehn retira le grand cornet et le bourdon 16’ de Wegmann pour les mettre à Rosenwiller.
    
Le 19 décembre 1975, la commune de Holtzheim fait don de l’orgue au conseil de fabrique, qui à l’aide de l’association pour l’embellissement de l’église et de la chorale va financer une restauration.
De 1978 à 1980, Paul ADAM de Lingolsheim, construisit un orgue neuf en reculant le buffet de Boulay et en lui adjoignant un soubassement et un positif de dos.
04 octobre 1981, concert inaugural des orgues rénovés. Il ne reste plus un tuyau Boulay dans cet instrument.
     
En 2005 d’importantes dégradations sont constatées. La commune de Holtzheim reprend à son compte l’orgue et procède à une nouvelle restauration ; complète cette fois.

Le chemin de croix sur les vitraux

EX-voto station VII: JM Friedrich curé de Holtzheim en 1867

Ex-voto station V: Laurent et Léonard Kohl

Ex voto station VIII: Aloïse Helmbacher instituteur, M. Anne Debes

Ex-voto station IX: Madeleine Offner 1867

Ex-voto station VI: Xavier Michel et Jean Kohl

Ex-voto station XI: Louis Schoettel

Ex-voto station IV: Philippe Gangloff

Chemin de croix en bois

Celui-ci fut crée sur l’initiative de Mr Moser, qui en tant que président du conseil de fabrique, avait proposé cette solution pour remplacer le chemin de croix en vitraux, détérioré en partie par les bombardements de la grande guerre,  surtout ceux côté gauche.
 
Il fut effectué par Mr Jaeg, par l’entreprise Moser et installé par Mr  Eugène Ott.

Station II

Station III

Station IV

Station V

Station VI

Station VII

Station VIII

Station IX

Station XI

Station XII

Station XIII

Station XIV

Les Statues
Saint François-Xavier : Jésuite missionnaire (1506 – 1552)

Né en 1506, il est le 6ème enfant d’une famille de grande noblesse et de petites ressources.En 1525, il quitte la Navarre pour faire ses études à l’université de Paris. Il partageait sa chambre avec un étrange étudiant âgé de 40 ans, Ignace de Loyola.Le 15 août 1534, dans le martyrium de St Denis à Montmartre, il prononce ses vœux et fonde avec Ignace de Loyola la Compagnie de Jésus, les Jésuites.

En avril 1541, il part pour les Indes à la demande de Jean III du Portugal.
Le 6 mai 1542, le bateau transportant François aborde à Goa. Il passe 2 ans sur la côte des Paravers, au sud de l’Inde, parmi les pêcheurs de perles, puis est appelé aux Moluques. Il revient à Goa, puis part au Japon.
Le 3 décembre 1552, il espère gagner la Chine mais il meurt à Sancian, à 10 km des côtes chinoises. Il a 46 ans.
Il est canonisé en 1622 en même temps qu’Ignace de Loyola.
Patron des missionnaires.
La statue provient de « l’institut royal de l’art chrétien » Mayer et Cie à Munich.

Saint Antoine de Padoue : Frère mineur (1195 – 1231)

Né à Lisbonne en 1195, il s’appelait en réalité Fernando. Il entra à 15 ans chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coimbra, où il fut ordonné prêtre.
En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d’Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d’y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe.
En 1221, il est à Assise au chapitre de l’Ordre et ses frères découvrent ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé « au pied levé » un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l’envoient prêcher plutôt que de balayer.
Avec la permission de Saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges.
A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C’est aussi dans cette ville qu’il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus.
En 1229, il est élu provincial de l’Italie du Nord. La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle.
En 1231, il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême. C’est là qu’il meurt d’épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom.
Le 30 mai 1232, Grégoire IX le canonise.
Patrons des faïenciers

Saint François d’Assise : Fondateur de l’ordre des Frères mineurs (1181 – 1226)

Né à Assise (Italie) en 1181, il vit d’abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire : «pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ? ». C’est pour lui le début d’une nouvelle existence.
Rentré à Assise, le « roi de la jeunesse » se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire : « répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine. »
Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l’argent de son père qui l’assigne devant l’évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu’il n’a d’autre père que celui qui est aux cieux.
Un matin, il entend l’évangile de l’envoi en mission des disciples. Appliquant l’évangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant : « que le Seigneur vous donne la paix. » Des compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d’Evangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III.
Pour les laïcs, il fonde un 3ème Ordre, appelé aujourd’hui « la Fraternité Séculière ». Il envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans.
A son retour, il trouve l’Ordre en grandes difficultés d’unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son cœur l’infini de l’amour du Christ donnant sa vie pour les hommes.
En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son « Cantique des Cantiques » et  le 3 octobre, « nu, sur la terre nue », il accueille « notre sœur la mort corporelle ».

La Vierge de Lourdes

 


Le 11 février 1858, la Sainte Vierge est apparue pour la 1ère fois à Bernadette Soubirous, fillette pauvre de 14 ans, dans la grotte de Massabielle. Elle apparaîtra 18 fois du 11 février au 16 juillet 1858.
Le 25 mars 1858, jour de la seizième apparition, Bernadette se rend à la Grotte où, à l'initiative de l'Abbé Peyramale, Curé de Lourdes, elle demande à "la Dame" de dire son nom. Par trois fois, Bernadette pose la question.
A la quatrième demande, "la Dame" lui répond en patois :
"Que soy era Immaculada Counceptiou", "Je suis l'Immaculée Conception".
Bernadette n'a pas compris immédiatement le sens de cette parole. Elle se rend aussitôt chez Mr le curé, pour lui transmettre le nom de "la Dame". Lui, comprendra que c'est la Mère de Dieu qui apparaît à la Grotte de Massabielle. Plus tard, l'Évêque de Tarbes, Monseigneur Laurence, l’authentifiera.
L'Immaculée Conception, tel que l'enseigne l'Église, c'est "Marie conçue sans péché, grâce aux mérites de la Croix du Christ". Ainsi, l'Immaculée Conception est aussi le signe de ce à quoi est appelé tout homme, recréé par Dieu.
Elle provient de « l’institut  royal de l’art chrétien », Mayer et Cie à Munich

Saint Louis de Gonzague : Jésuite (1568 – 1591)

Né le 9 mars 1568 en Lombardie (Montau), c’est un saint rayonnant de pureté.
Promis aux plus hautes destinées car il était le fils de la haute aristocratie italienne, il fut d’abord page à la cour de Florence. Il avait 9 ans. Dans cette atmosphère fastueuse et corrompue des cours italiennes de la Renaissance, il répond aux dépravations qui l’entourent par un vœu de chasteté. Il rencontre saint Charles Borromée, qui lui donne sa 1ère communion.
Envoyé à la cour de Madrid pour parfaire son expérience princière, il revient décidé à devenir jésuite. Il a  17 ans. Son père s’y oppose farouchement, mais doit se plier à la volonté inébranlable de son fils.  Novice à Rome, saint Louis y sera l’élève de saint Robert Bellarmin.
Il multiplie les austérités au point d’avoir un mal de tête lancinant. Il étudie intensément. Sa vie spirituelle est alors douloureuse et tourmentée.
A 22 ans, il reçoit la révélation que sa vie sera brève. Cette révélation transforme sa vie spirituelle qui sera désormais plus dépouillée, plus sereine, plus abandonnée à Dieu.
En 1591, la peste ravage Rome, Louis se dévoue auprès des malades et meurt, pestiféré à son tour, à 23 ans, dans l’allégresse en s’écriant : « quel bonheur ! » Ses reliques se trouvent sous l’autel de l’église Saint Ignace à Rome.
Il fut canonisé en 1726 par le Pape Benoît XIII
Patron de la jeunesse.

Sainte Térèse de L'Enfant-Jésus

 

Thérèse Martin, née le 2 janvier 1873 à Alençon est la 5ème et dernière fille d’une famille chrétienne où elle grandit « entourée d’amour ».

Elle a 4 ans quand la mort de sa mère introduit une brisure dans sa vie. Le père et la quinquette de ses filles s’installent alors à Lisieux pour se rapprocher d’une partie de sa famille.
2ème drame qui ébranle Thérèse : sa sœur Pauline puis sa sœur Marie entrent au carmel. La nuit de Noël, par une grâce puissante, elle retrouve le joyeux équilibre de son enfance et s’élance, dans « une course de géant », vers le Dieu-Amour qui l’a saisie.
Non sans démarche, allant intrépidement jusqu’à Rome se jeter aux pieds du Pape, elle obtient d’entrer au carmel à 15 ans, le 9 avril 1888.
Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui découvre peu à peu sa « petite voie » d’abandon et de confiance audacieuse.
Le 9 juin 1895, elle s’offre à l’amour miséricordieux de Dieu. Durant sa longue maladie, la tuberculose, elle est conformée au Christ, dans le mystère de son agonie pour le salut des pêcheurs qui n’ont pas la foi.
Elle meurt à 24 ans, promettant de faire tomber sur la terre « une pluie de roses » et de passer son ciel à faire du bien sur terre.
Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit par obéissance, connaît un succès populaire époustouflant et de nombreux témoignages de grâce obtenus par son intercession affluent au monastère.
Proclamée patronne des missions de l’Eglise universelle, et docteur de l’Eglise en 1997.

 

La Piéta

Le mot vient du latin PIETAS et voulait dire : « loyauté absolue »
Dans cet instant de solitude si chargé d’émotion, les artistes ont voulu dès l’origine, exprimer l’une des plus hautes leçons du mystère chrétien : tandis que le corps brisé et broyé du crucifié rappelait l’intensité du sacrifice, le visage apaisé et parfois presque serein de la Vierge contemplait déjà à travers la souffrance le salut apporté au monde. Ce thème se développa d’abord dans les œuvres de petits formats, destinés à la dévotion privée, mais au XV siècle gagna les grands panneaux d’autels.

La chaire


Autrefois utilisée pour le sermon, elle est surmontée d’un abat-voie. Sur ses côtés, on peut voir les quatre évangélistes.
    
Saint Jean : Apôtre et évangéliste (103) (symbolisé par l’Aigle)
Jean, fils de Zébédée, était pécheur sur le lac de Tibériade, et possédait une grande soif de spiritualité. Avec son frère Jacques, ils étaient appelés « fils du tonnerre ». Lorsqu’un jour, Jésus dit aux deux frères qui maillaient leurs filets : « venez avec moi », ils suivirent le Maître.
Jean avait un grand amour du Christ, et il pensait que celui du Christ était plus grand encore. C’est pourquoi il s’appela : « le disciple que Jésus aimait ». Il fera partie du petit groupe des fidèles d’entre les fidèles.
Il est sur le mont Thabor lors de la transfiguration de la Cène, tout contre Jésus, qui lui permit de reposer doucement la tête sur Son Cœur divin, où il puisa cette charité et cette science des choses de Dieu, qu’il répandit dans ses écrits et au sein des peuples auxquels il porte le flambeau de l’Evangile.
Une des gloires de Jean, fut d’être le seul parmi les Apôtres, au pied de la croix. C’est là que Jésus lui confie Marie, sa mère, « voilà votre Mère ! », et par ces paroles, c’est toute l’Eglise qui est confiée à la Mère de Dieu.
Au matin de Pâques, il court et précède Pierre au tombeau « il voit, il croit ».
Après l’ascension et la Pentecôte, il ne s’éloigna pas de Jérusalem aussi promptement que les autres Apôtres ; il vivait dans sa maison du mont Sion, en compagnie de Marie, célébrait devant Elle le Saint Sacrement et lui donnait chaque matin la Sainte Communion.
Sur le parchemin, on peut lire :
     
Saint Matthieu: Apôtre et évangéliste (1er siècle) (Symbolisé par l’Homme)
Probablement Galiléen de naissance, fils d’Alphée, il exerçait à Capharnaüm la profession de publicain ou de receveur des tributs pour les Romains. Il était à son bureau, près du lac de Génésareth, lorsque Jésus-Christ l’aperçut et l’appela. Matthieu invita Jésus-Christ et Ses disciples à manger avec lui.
Le fonctionnaire devient missionnaire et, choisi comme apôtre, il sera le premier évangéliste, relevant méticuleusement les paroles et les actions de Jésus.
Après l’Ascension, Matthieu convertit un grand nombre d’âmes en Judée, puis il alla prêcher en Orient, où il souffrit le martyre. Il est le premier qui ait écrit l’histoire de Notre Seigneur et sa doctrine, renfermées dans l’Evangile qui porte son nom. On croit qu’il évangélisa l’Ethiopie.
On attribue à  Matthieu l’institution du 1er couvent des vierges. C’est en défendant contre les atteintes d’un prince une vierge consacrée au Seigneur, que le saint Apôtre reçut le coup de la mort sur les marches de l’autel.
Patrons des banquiers, changeurs, comptables.
Sur le parchemin, on peut lire : IN PRINCIPIO ERAT VERBUM et VERBUM ERAT APUD DEUM
   
Saint Marc : Evangéliste, Evêque d’Alexandrie (1er siècle) (symbolisé par le Lion)
Né en Galilée, il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l’histoire comme le compagnon fidèle de l’apostolat de saint Pierre.
C’est sous l’inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu’il écrivit l’Evangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas Pierre jusqu’à son glorieux martyre, mais il reçut la mission spéciale d’évangéliser Alexandrie, l’Egypte et d’autres provinces africaines.
Marc ne faillit pas à sa tâche, et Alexandrie devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Eglise ne formait qu’un cœur et qu’une âme dans le service de Jésus-Christ.
Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste. Il fut saisi et traîné, une corde au coup, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l’apparition d’un ange et du Sauveur lui-même.
Le lendemain matin, il expira en disant : « Seigneur, je remets mon âme entre Vos mains ».
Patrons des notaires et des vitriers.
Sur le parchemin, on peut lire : INITIUM EVANGELII IESU FILII DEI
   
Saint Luc : Evangéliste et Evêque (1er siècle) (Symbolisé par le Taureau)
Il était païen, bon helléniste (son évangile est, de l’avis de Renan, « le plus beau livre qui soit »), sans doute médecin à Antioche. La prédication de Paul dans cette ville le gagne au Christ. Le médecin familier de la détresse humaine est bouleversé par la miséricorde qui sourd de la personne de Jésus, telle que la parole passionnée de Paul la lui révèle. Il s’attache à la personne de Paul et le suivra désormais dans toutes ses missions. Ils vont collaborer pendant 18 ans, de plus en plus étroitement.
Après la mort de Paul, Luc se retire en Béotie. C’est donc sans doute là qu’il rédigea les deux écrits qui lui sont attribués : le troisième évangile et les Actes des Apôtres. Tous deux ont pour fonction de donner un fondement sûr à la prédication. L’évangile de Luc est celui qui nous donne le plus de renseignements sur la Vierge Marie (es ce pour cela qu’on le représente sur les icônes peignant le portrait de Marie ?). C’est aussi celui qui insiste le plus sur la miséricorde : Luc est le seul à rapporter les paraboles du bon samaritain, du fils prodigue, du publicain. Quand aux Actes des Apôtres, ils présentent le récit des débuts de l’Eglise, et il n’est guère étonnant qu’ils soient dominés par la figure de Paul, le maître vénéré de Luc.
Il est les patrons des médecins, des peintres et des sculpteurs.
Sur le parchemin, on peut lire : FUIT IN DIEBUS HERODIS REGIS IU DAE AE SAC…

Vue générale

Statue sous l'abat-voie

Saint Jean

Saint Matthieu

Saint Luc

Saint Marc

Autel latéral droit


On peut y admirer les statues de Jésus, Saint Urbanus et Saint Wendelin
Jésus:
C’est au jour de sa Circoncision, selon la Loi de Moïse, que le divin Enfant de Bethléem reçut le nom de Jésus (sauveur), le huitième jour de sa naissance. L’Ange Gabriel le Lui avait assigné à l’avance au jour de l’Annonciation : « Vous L’appellerez Jésus, car Il délivrera Son peuple de l’esclavage du péché. »
 
Saint Urbain 1er: Pape (+ 230)
Il a régné de 222 à 230.
Urbain était un romain, et après la mort de Callistus I (14 octobre 222), il fut élu évêque de Rome, et fut à la tête de l’Eglise pendant 8 ans.
La discorde produite dans l’Eglise romaine par Hyppolite a continué d’exister sous le pontificat d’ Urbain 1.
On ne connaît rien sur les travaux personnels du pape Urbain 1er, et il serait décédé de mort naturelle et enterré dans les catacombes de Praetextatus.
   
Saint Wendelin :  554 – 617
Wendelin était le fils d’un roi écossais. Après une jeunesse pieusement passée, il quitta secrètement sa maison pour un pèlerinage à Rome. Au retour, il s’installa comme ermite à Westricht dans le diocèse de Trèves.
Quand un propriétaire foncier le condamna pour son oisiveté, il entra à son service comme berger. Plus tard, un miracle obligea le maître de le laisser retourner à sa solitude. Puis Wendelin créa une compagnie d’ermites de laquelle est issu l’abbaye bénédictine de Tholey. Il fut consacre abbé vers 597. Il fut enterré dans sa cellule, et une chapelle fut construite sur sa tombe. La petite ville de St Wendel s’est construite à côté.
L’intercession du saint fut efficace au temps de la peste et des maladies du bétail. Quand en 1320 la peste fut arrêtée par l’intercession du saint, l’archevêque Baldwin de Trèves a reconstruit la chapelle. Son successeur, Boemund II, a érigé l’actuelle église gothique, inaugurée en 1360, et dans laquelle furent transférées les reliques de saint Wendelin. Depuis 1506, il repose dans un sarcophage de pierre.
Il est encore vénéré en Allemagne, Autriche et Suisse. On le représente comme un jeune, ou comme un homme barbu, avec un sac de berger et un livre dans une main, et une houlette dans l’autre. Patron des populations rurales et des bergers.

Vue générale

Saint Urbain 1er

Jésus

Saint Wendelin

Autel latéral gauche

L’autel dédié au « Cœur Immaculé » de Marie)

      
La propagation de la dévotion au Cœur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l’unissant à celle du Sacré-Cœur de Jésus. Au cours du XIXe siècle, Pie VII puis Pie IX accordèrent à plusieurs églises une fête du Cœur très pur de Marie.
En 1942 et en 1944, le pape Pie XII consacra tout le genre humain au Cœur Immaculé de Marie pour le mettre sous Sa toute-puissante protection. Il décréta que l’Eglise entière célébrerait chaque année une fête en l’honneur du Cœur Immaculé de Marie afin d’obtenir par l’intercession de la Très Sainte Vierge :
« La paix des nations, la liberté de l’Eglise, la conversion des pêcheurs, l’amour de la pureté et la pratique des vertus »
             
Sainte Marie:
Fille de Joachim et d’Anne de Nazareth, femme du charpentier Joseph. Elle reçut la visite de l’ange Gabriel qui lui annonça qu’elle concevrait le Sauveur du monde, lequel n’aurait d’autre père que Dieu. Elle mit le christ au monde à Béthléem. Durant la vie de Jésus, elle paraît quatre fois dans les Evangiles. Suivant d’antiques traditions, après la mort de celui-ci, elle suivit à Ephèse, l’apôtre Saint Jean et y mourut à un âge avancé.
        
Saint Joseph : Epoux de la très Sainte Vierge Marie
Joseph est un descendant du roi David (sa famille est de Bethléem), mais il est pauvre et doit exercer la profession de charpentier pour faire vivre sa famille. Il est qualifié « d’homme juste » par la Bible. Joseph accepte de se marier avec Marie.
Un ange lui apparaît pour le convaincre de gagner momentanément l'Egypte lors du massacre des Innocents. Le roi de Judée Hérode fait massacrer tous les nouveau-nés mâles car il redoute que l'un d'eux ne le dépouille plus tard de son trône. Joseph assiste à la naissance de Jésus et se trouve dans la crèche lors de la visite des rois mages venus d'Orient.
 Le culte de Joseph ne se répand, d'abord en Orient, qu'au 5ème siècle, à la suite de la rédaction d'un texte apocryphe, le "Protoévangile" de Jacques qui fait de lui un vieillard. Sa vénération se répand en Occident grâce à Thérèse d'Avila et aux jésuites. Son nom ne figure dans le calendrier romain qu'à partir du 15ème siècle.
En 1870, le pape Pie IX fait de lui le patron de l'Eglise universelle.
Patron du Canada, des menuisiers, des charpentiers et de tous les métiers du bois.
    
Saint Pirmin : Moine et Evêque (+ 753)
Il est né en Aragon, dans le sud de l’Espagne, et devint moine dans un monastère.
Quand les Sarazins ont envahi l’Espagne, il s’enfuit vers la Rhénanie, où il crée de nombreuses abbayes :Reichenau, Amorbach, Murbach, et en restaura d’autres, notamment l’abbaye « Dissentis » (Suisse) en 711, en y introduisant la règle Bénédictine.
724 : il fonde et commence sa charge d’Abbé de Reichenau, monastère pour lequel il acquiert 50 livres.
Il fut ordonné par le pape « chorepiscopus », c. à. d. évêque régional. C’est un des plus grands apôtres bénédictins en Allemagne.
Il aurait écrit la « Dicta Pirmini », un livre de théologie et de morale contre la superstition.
Il est représenté par un moine avec 3 serpents morts devant lui.
Il est mort en 753.
Il est invoqué contre les serpents et la vermine.

Vue générale

Joseph

Marie

Saint Pirmin

Saint Pirmin: gros plan

Saint Pirmin: détail

Ambon

Cet ambon, financé par l’association pour l’embellissement de l’église (AEE), fut installé en avril 2005, et consacré par Monseigneur Kratz le 21 avril 2005. Il a été réalisé par M Keller, sculpteur.

Baptistère

« Allez et baptisez au nom du Père, du Fils, Esprit »

Installé en 1988, sur demande du curé Levy Mario, financé par l’association pour l’embellissement de l’église, il est l’œuvre du sculpteur Keller.

Le banc de communion

L’église a possédé deux bancs de communion.
L’ancienne « grille de communion » a été donnée en cadeau à la paroisse d’Illkirch-Graffenstaden qui a inauguré en mai 1946 une église de remplacement « Régina Pacis »
Le 30 décembre 1945, une cérémonie en l’honneur du nouveau banc de communion, a eu lieu sous le patronage de Monseigneur Weber, Evêque de Strasbourg, en présence de toutes les associations locales.
C’est une pièce remarquable en faux bois, composé de scènes tirées des Saintes Ecritures, et réalisée par Mr Valentin Jaeg de Strasbourg Neudorf.
En 1997, le banc disparaît définitivement et va servir à la réalisation de l’autel principal.

Autel principal


Installé en 1999, il a été consacré en février de la même année.
Il fut confectionné avec les panneaux du banc de communion qui constituaient avant la séparation entre la nef et le chœur.
Les tableaux sur ses côtés représentent : sur les deux faces avant : « les noces de Cana » (nouveau testament) et « la Manne » (ancien  testament) et sur les côtés : «Elie au désert » (ancien  testament) «la multiplication des pains » (nouveau testament.)

Maître autel


Saint pierre : Apôtre et premier Pape (1er siècle)
 
Galiléen, fils de pêcheur et pêcheur lui-même à Capharnaüm, au bord du lac de Tibériade, il entend le fils de Dieu lui adresser cet appel singulier : « suis moi, je te fais pêcheur d’hommes ».
Parmi tous les Apôtres, il brille par sa foi énergique et reconnaît en Jésus le christ, Fils de dieu. Il ne quitte jamais le Sauveur, il est de toutes les grandes occasions de la vie du Maître. Malgré son triple reniement au jour de la passion, il est confirmé comme chef des Apôtres et chef de l’Eglise.
Le prince des Apôtres eut à endurer les souffrances d’un long emprisonnement ; il eut du moins la consolation d’y être le compagnon de Saint Paul et de consommer son sacrifice le même jour que lui.
Saint Pierre  fut condamné au supplice de la croix, mais par humilité, se jugeant indigne d’être crucifié comme le Divin Maître, il demanda à être crucifié la tête en bas, ce qui lui fut accordé. Arrivé sur les lieux du supplice, Pierre ne put contenir la joie de son cœur :
« C’est ici l’arbre de vie, cria t-il au peuple, l’arbre où a été vaincue la mort et le monde racheté. Grâces à vous, fils du Dieu vivant ! »
Il a reçu la charge de faire paître la troupe de l’Eglise : « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai  mon Eglise »
On ne peut le séparer de Saint Paul, ce sont les deux piliers de l’Eglise, l’Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur.
             
Saint Paul : Apôtre des Gentils  (1er siècle)
 
Saül de Tarse naît vers l'an 3, dans une famille juive de Cilicie (Turquie). Il est citoyen romain. Il est élevé dans la culture grecque, mais à l'âge de quatorze ans, il étudie, à Jérusalem, la théologie hébraïque auprès du célèbre rabbin Gamaliel. Sa langue maternelle est l'araméen, et il apprend l'hébreu.
La tradition le fait assister au martyre de saint Etienne, à Jérusalem, qu’il approuve. Persécuteur des disciples du Christ, la vie de Saül change de sens, un jour, sur le chemin de Damas. Le jeune homme, qui a alors passé vingt-cinq ans, est aveuglé par un éclair formidable qui le jette au bas de sa monture. Le Christ lui apparaît et lui demande : “Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ?” A la suite de ce prodige, Saül se convertit à la religion chrétienne et, dès qu'il a recouvré la vue, reçoit le baptême et prend le nom de Paul, son nom romain. Dès lors, il  devient l'acteur essentiel du rayonnement du christianisme naissant. Il fonde des communautés chrétiennes au cours de trois voyages missionnaires dans l’Orient hellénisé : Asie Mineure, Macédoine, Grèce.
Il est considéré comme le fondateur de l'Eglise universelle. Il est, après Jésus, la principale figure de l'histoire du christianisme. Les Epîtres qu'il rédige en prison à Césarée où il est incarcéré deux ans sont les plus anciens documents chrétiens connus. Par sa connaissance des cultures grecque et juive, Paul, l'Apôtre des Gentils, est à l'origine de l'épanouissement du christianisme dans l'empire romain.
En butte à l'hostilité des juifs, Paul se rend à Rome pour y être jugé par l'empereur. Là, il retrouve Pierre. Les deux hommes sont martyrisés dans le cadre des persécutions menées sous le règne de l'empereur Néron (en l'an 66). Pierre est crucifié, à l'image d'un esclave. Mais Paul, parce qu'il est citoyen romain, est décapité à l'épée. Selon la tradition, sa tête, coupée, rebondit trois fois sur le sol et fait jaillir trois fontaines. Son corps est enterré dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.
      
Saint Grégoire Le Grand : Pape et Père de l’Eglise (604)
   
Né à Rome, Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la ville de Rome.
A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu’il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut que prier et obéir.
En 579, le pape Pélage II l’ordonna diacre et l’envoya à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur permanent).
Rentré à Rome en 585, il reprend la vie monastique, tout en restant un des conseillers principaux du pape Pélage II. Quand celui-ci sera emporté, le 7 février 590, par la peste qui dévaste Rome, c’est ce moine diacre qu’on choisira pour lui succéder. Après une vive résistance, Grégoire le Grand finira par être sacré le 3 septembre. Il  réorganise l’Eglise romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et Paul. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l’ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre.
On lui doit de nombreuses œuvres spirituelles dont les « Dialogues », principale source sur la vie de saint Benoît.
Son pontificat fut l’un des plus féconds dont s’honore l’Eglise. Grégoire mourut le 12 mars 604. On le représente écoutant une colombe qui lui parle à l’oreille.
Patrons des chantres et des musiciens.
     
Saint Ambroise de Milan : Evêque et Docteur de l’Eglise (397)  
 
Fils d’un préfet des Gaules, cet avocat célèbre était gouverneur de Milan. Comme tel, il était responsable de l’ordre public, fortement menacé lors de l’élection du successeur de l’évêque de la ville. Se précipitant dans la cathédrale pour aplanir le différent, un enfant se serait écrié : « Ambroise évêque ». Ce que toute la foule reprit et c’est ainsi qu’il fut élu évêque par acclamation du peuple. Il est alors immédiatement baptisé, ordonné prêtre, consacré évêque en peu de temps.
Saint Ambroise est un véritable évêque, soucieux de la rectitude de la foi et de la paix sociale.
Il fut le fléau des hérétiques et le vaillant défenseur de la vraie foi. Parmi toutes ses vertus, l’énergie, une fermeté tout apostolique, semble avoir été la principale. Saint Augustin doit, en partie à saint Ambroise, sa conversion, lui, qui en cachette, épiait ses sermons, écoutait sa pensée, admirait la parole de ce grand orateur.
Saint Ambroise avait un grand souci de belles liturgies. Il introduisit dans l’Eglise latine, l’usage grec de chanter des hymnes qui étaient à la fois des prières, des actions de grâce et des résumés du dogme.
Saint Ambroise est mort le Samedi saint (4 avril 397) et repose aujourd’hui dans ses vêtements épiscopaux dans une châsse vitrée, dans la crypte de la basilique épiscopale de Milan.
Saint Ambroise fut un grand évêque, un savant docteur, un orateur éloquent, un homme de haute sainteté.
               
Saint Jérôme : Prêtre et Docteur de l’Eglise (419)
    
Il est né en 347 dans la ville de Stridon en Dalmatie (Italie), dans un milieu aisé. Adolescent, il poursuit ses études classiques à Rome, apprend le grec, et s’attache à se constituer une bibliothèque, copiant avec ardeur tous les ouvrages qui lui tombent sous la main. Son tempérament entier ne conçoit d’autre vie que consacrée à Dieu.
A 28 ans, il se rend au désert de Chalcis où des grottes naturelles servent de refuge à des moines. Il se joint à eux. Il se rend à Antioche, y apprend le grec et l’hébreu et à 31 ans est ordonné prêtre.
A Rome, sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase, qui tenant compte de son érudition lui confie la lourde tâche de refaire la traduction latine des textes de la Bible. Cette traduction sera connue sous le nom de Vulgate, version utilisée de nos jours par l’Eglise catholique. A la mort du pape Damase, son protecteur, un tribunal ecclésiastique l’obligea à rejoindre l’Eglise d’Antioche dont il dépendait.
A 38 ans, il entreprend un pèlerinage en Terre Sainte visitant avec respect les lieux dont il est mention dans la Bible. Le pèlerinage terminé, c’est à Bethléem qu’il se fixe, et où s’accomplit l’énorme travail de révision de la Bible.
Le 30 septembre 419, il meurt à 72 ans, à l’aube du Moyen-Age.
Il deviendra l’un des saints les plus connus et représentés par les miniaturistes et les peintres. Ces derniers créeront une auréole de légende autour du personnage et le représenteront comme un vieillard pénitent au désert ou retirant une épine de la patte d’un lion.
Patron des traducteurs.
                   
Saint Augustin : Evêque d’Hippone et Docteur de l’Eglise  (354 – 430)
     
Saint Augustin est l’un des plus grands génies qui aient paru sur la terre et l’un des plus grands Saints dont Dieu ait orné Son Eglise. Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Ecriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l’on puisse imaginer.
Il est né le 13 novembre 354 dans la ville de Thagaste (actuelle Souk Alitas), en Algérie, et s’il reçut de la part de sa sainte mère (Sainte Monique) les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d’un malheureux père qui ne se convertit qu’au moment de sa mort.
Après une jeunesse mouvementée, à 17 ans il aura un fils, Adéodat, il se convertit selon un chemin qu’il a raconté dans les confessions.
En 383 il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan. Et c’est sous l’influence de Saint Ambroise, qu’Augustin est rentré en lui-même.
La nuit de Pâques 387, à l’âge de 33 ans, et en même temps que son fils, Saint Augustin reçoit le baptême à Milan, par Saint Ambroise.
Il retourne en Afrique. Prêtre en 391, puis évêque en 395, il consacra sa vie à son diocèse d’Hippone (près de l’actuelle Bône en Algérie).
Il meurt en août 430, au moment des invasions barbares en Afrique.
Patron des chiffonniers.

Vue générale

Gisant

Pierre d'autel renfermant les reliques de Saint Laurent

Statue ange gauche

Saint Grégoire le Grand

Saint Ambroise de Milan

Saint Pierre

Tabernacle 1

Tabernacle 2

Tabernacle 3

Saint Paul

Saint Jérôme

Saint Augustin

Statue ange droit

Vitraux


Ils ont été réalisés en 1867,  par Mr E. Steltzl, peintre sur verre à Nancy.
   
Ste richarde : Impératrice, fondatrice d’Andlau
Fille du Comte d’Alsace, elle épousa en 862 Charles Le Gros, roi des Francs de Rhénanie, et arrière petit-fils de Charlemagne.
En 881, avec l’appui du Pape  Jean VIII, Charles devient Empereur d’Occident, Roi de Germanie et Roi de France.
En 887, il fut déposé car il permit aux Sarrasins de venir piller l’Italie, aux Normands de piller le nord de la France. Il abandonna le  Pape Jean VIII qui l’appelait au secours, et le Pape fut massacré à coups de marteau dans son palais de Latran.
La diète de 887 déposa Charles Le Gros et son Empire fut divisé en 7 petits royaumes.
Sainte Richarde n’était plus à ses côtés. Elle avait été répudiée, accusée injustement d’adultère pour avoir embrasser la croix pectorale de l’Evêque de Verceil. Elle se retira en Alsace, à l’abbaye d’Andlau qu’elle avait naguère fondée et mourut quelques années plus tard.
Le Pape Léon IX, un Alsacien, vint vénérer ses restes et la plaça sur les autels.
Ce vitrail est un don des jeunes filles de la paroisse : 137 jeunes filles de la paroisse ont fait un don pour la réalisation de ce vitrail

St Joseph: Epoux de la Très Sainte Vierge Marie

Joseph est un descendant du roi David (sa famille est de Bethléem), mais il est pauvre et doit exercer la profession de charpentier pour faire vivre sa famille. Il est qualifié « d’homme juste » par la Bible. Joseph accepte de se marier avec Marie.

Un ange lui apparaît pour le convaincre de gagner momentanément l'Egypte lors du massacre des Innocents. Le roi de Judée Hérode fait massacrer tous les nouveau-nés mâles car il redoute que l'un d'eux ne le dépouille plus tard de son trône. Joseph assiste à la naissance de Jésus et se trouve dans la crèche lors de la visite des rois mages venus d'Orient. Le culte de Joseph ne se répand, d'abord en Orient, qu'au 5ème siècle, à la suite de la rédaction d'un texte apocryphe, le "Proto évangile" de Jacques qui fait de lui un vieillard. Sa vénération se répand en Occident grâce à Thérèse d'Avila et aux jésuites. Son nom ne figure dans le calendrier romain qu'à partir du 15ème siècle.
En 1870, le pape Pie IX fait de lui le patron de l'Eglise universelle.
Patron du Canada, des menuisiers, des charpentiers et de tous les métiers du bois.
Ce vitrail et un don des enfants des écoles : 69 enfants d’école qui se sont cotisés pour la réalisation de ce vitrail.

Marie

Ce vitrail est un don des époux Kuntz Félix et Ott Catharina.

St Laurent : Diacre (259)

Saint Laurent fut l’un des plus illustres martyrs de l’Eglise. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l’affection du pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre. Il a pour fonction d’être le gardien des biens de l’Eglise.

L’an 258, l’empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières. Saint Laurent est arrêté en même temps que le Pape et les autres diacres. Ils sont immédiatement condamnés à mort. Mais lui est épargné dans l’espoir qu’il va livrer les trésors de l’Eglise.
Le préfet de Rome fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors de l’Eglise dont il avait la garde, car l’empereur en avait besoin pour l’entretien de ses troupes.
Saint Laurent lui répondit : « j’avoue que notre Eglise est riche et que l’empereur n’a point de trésors aussi précieux qu’elle ; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer » Le préfet accorda trois jours de délai.
Saint Laurent rassembla les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles, les montra au préfet en disant : « voilà les trésors de l’Eglise »
Il est condamné à être brûlé vif sur le gril. Il a encore le sens de l’humour et un courage extraordinaire, quand il fut rôti à petit feu sur un gril en fer, et quand il eut un côté tout brûlé, il dit à son bourreau : « je suis assez rôti de ce côté, faites moi rôtir de l’autre ».
Au moyen-âge, avec saint Pierre et saint Paul, il était le patron de la Ville éternelle où 34 églises s’élevaient en son honneur.
Il est le saint patron de la paroisse de Holtzheim, et 84 communes françaises portent son nom.
Patron des bibliophiles, bibliothécaires, cabaretiers et cafetiers, verriers, charbonniers, courtisans, cuisiniers, économes, étudiants, libraires, pauvres, pompiers, procureurs, rôtisseurs.
Ce vitrail est un don de Fritsch Vincent, Schalk Maria  Catharina et Maria Theresin.

St Arbogast : Evêque de Strasbourg (6ème siècle)

L'incursion des peuples nordiques avait presque ruiné le diocèse de Strasbourg. Dieu eut pitié de son Eglise et lui envoya au VIe siècle un grand pontife en la personne de Saint Arbogast. Arbogast construisit son église-cathédrale, dédiée à Notre-Dame, sur l'emplacement qu'elle occupe actuellement.
Le grand évêque Arbogast installa sur l'ensemble de son territoire des monastères destinés à faire rayonner la lumière de l'Evangile sur les campagnes païennes : mentionnons l'abbaye de Surbourg dans la forêt de Haguenau, et près de Strasbourg, une abbaye qui portera plus tard le nom de l'évêque. Sachant que "c'est le Seigneur qui édifie la Cité", il mit son espérance dans la prière de ses moines ; lui-même vénérait grandement saint Martin de Tours, moine et évêque, auquel il dédia le monastère de Surbourg.

Durant six ans, il fut le bon Pasteur de son Eglise, rempli de la Sagesse divine, d'une saine virilité et d'une paternelle bonté. Il annonçait la Parole de Dieu dans la force du saint Esprit. Ainsi son Eglise connut un véritable renouveau chrétien ; lui-même mérita d'entrer dans la joie de son Seigneur comme un bon et fidèle serviteur et de recevoir du Christ, le prince des Pasteurs, la couronne incorruptible de la gloire. Son corps fut enterré dans le cimetière de la ville et sur sa tombe s'élevait une chapelle qu'il avait lui-même dédiée à Saint Michel. Plus tard, ses reliques furent transférées en partie dans le monastère de Surbourg, en partie dans le monastère Saint Arbogast de Strasbourg.
Ce vitrail est un don des jeunes hommes de la paroisse : 116 jeunes hommes de la paroisse ont fait un don pour la réalisation de ce vitrail

Les trois clochettes

Elles se trouvaient à l’origine derrière l’orgue. Actionnées par le mécanisme de l’horloge elles sonnaient le quart pour la petite, le demi pour la moyenne et le troisième quart pour la plus grosse.
En août 1888 la foudre s’abattit sur le clocher; une fleur de lys en pierre de taille se détacha et endommagea le mécanisme des clochettes.
On en profita  pour les installer dans le chœur, à leur emplacement actuel, côté gauche, sous le vitrail de Ste Richarde.